VIDEO. "Gilets jaunes" : "On a peur de l'acte IV", lance un syndicat de police après les violentes manifestations à Paris

Grégory Joron, secrétaire national Unité SGP Police-FO, était l'invité de l'émission spéciale de France 2, dimanche.

FRANCEINFO

Le mouvement des "gilets jaunes" va-t-il finir par s'essoufler ? Impossible de se prononcer pour l'instant. Mais des policiers craignent le pire si la mobilisation se poursuit avec des manifestations aussi violentes que celles du samedi 1er décembre. "On a peur de l'acte IV, tout simplement, parce que les forces de police ne sont pas inépuisables, tout simplement parce qu'elles sont épuisées", a lancé sur France 2, dimanche 2 décembre, Grégory Joron, secrétaire national unité SGP Police-FO.

Plusieurs syndicats montent au créneau

"On a peur pour nos collègues. Ça fait deux samedis qu'on a une bonne étoile et qu'on ne déplore pas de mort", a-t-il ajouté. "C'est la chance ?" a relancé Thomas Sotto. "Oui, a répondu le syndicaliste. Et je pense que le facteur chance, au bout d'un moment, il faut l'évacuer."

D'autres syndicats des forces de l'ordre ont tiré la sonnette d'alarme. "Nous sommes assez inquiets sur la manière dont la semaine prochaine va se passer", a expliqué sur franceinfo Jean-Paul Mégret, secrétaire national du Syndicat indépendant des commissaires de police. "On est mal équipés ! Traditionnellement, la police est une institution qui s'est paupérisée", a estimé David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale. "Pendant un laps de temps, on s'est retrouvés à court de munitions", a rapporté David Michaux, à la tête du pôle CRS au syndicat Unsa-Police.

Grégory Joron, secrétaire nationale unité SGP Police FO, sur la plateau de France 2, à Paris, le 2 décembre 2018.
Grégory Joron, secrétaire nationale unité SGP Police FO, sur la plateau de France 2, à Paris, le 2 décembre 2018. (FRANCE 2)