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Policiers attaqués à Paris : "On n'est pas là pour se faire lyncher !"

En marge de l'acte 6 de la mobilisation des "gilets jaunes" samedi, trois motards de la police ont été violemment pris à partie par des manifestants à Paris.

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Radio France
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Un policier sort son arme sur les Champs-Elysées, à Paris, le 22 décembre 2018. (FRANCE 2)

"On n'est pas là pour se faire lyncher ! Nous, on vient pour travailler et encadrer une manifestation", a expliqué ce lundi sur franceinfo le délégué national du syndicat Unsa-Police, Thomas Toussaint. Samedi soir, en marge de l'acte 6 de la mobilisation des "gilets jaunes", trois motards de la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) de la préfecture de police de Paris ont été violemment pris à partie par des manifestants sur les Champs-Elysées.

Ces derniers sont "choqués", a ajouté Thomas Toussaint, espérant "du soutien" de la part du gouvernement. Le Premier ministre Edouard Philippe a d'ailleurs prévu de rencontrer les motards de la CSI ce lundi matin à 11h.

"Logique" qu'un motard ait sorti son arme

Pour le syndicaliste, il est "tout à fait logique et normal" que l'un des motards ait brièvement sorti son arme, sans en faire usage, afin de faire reculer les manifestants. "A partir du moment où on la sort, c'est qu'il y a un niveau de violence particulier. Là, il y a entre 50 et 100 personnes contre trois fonctionnaires de police. On ne peut pas non plus attendre à chaque fois. Si on attend un peu trop, peut-être qu'à ce moment-là on est déjà mort", a souligné Thomas Toussaint.

Sur les images diffusées en boucle ce week-end dans les médias et sur les réseaux sociaux, on voit des manifestants jeter des pavés, des pots de fleurs et des trottinettes en direction des policiers.

"Ce qui me paraît le plus choquant, c'est qu'à la fin, les fonctionnaires de police partent à moto et qu'il y ait une cinquantaine de personnes qui leur courent derrière pour tenter de les lyncher. Heureusement qu'à ce moment-là ils ne font pas une chute à moto, parce qu'on n'imagine pas ce qui pourrait se passer, même si on a une petite idée", a poursuivi le délégué national d'Unsa-Police.

La violence "vient de franchir un nouveau cap", a regretté Thomas Toussaint.

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