Police : des tirs de LBD mieux contrôlés pour le retour des "gilets jaunes"

Vendredi 11 septembre, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé que les visages des policiers filmés devront être floutés et que l’usage d’armes controversées sera davantage encadré.

FRANCEINFO

La veille de la rentrée des "gilets jaunes", samedi 12 septembre, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a exprimé sa volonté de "diminuer le nombre de violences et de blessés lors des manifestations, qu’il s’agisse de ceux qui touchent les forces de l’ordre ou les citoyens. La doctrine et les conditions d’emploi de certains matériels vont évoluer", a-t-il précisé.

Un superviseur pour chaque tir de LBD

Les mesures prennent effet dès les rassemblements de samedi. Concernant les lanceurs de balles de défense (LBD), jugés responsables de nombreuses blessures sévères, il sera encore possible d’en faire usage, mais dans des conditions révisées et plus strictes puisque le tireur sera accompagné d'un superviseur. Les syndicats de police, qui craignaient une suppression du LBD, s’inquiètent désormais de ne pas avoir assez d'effectifs. Gérald Darmanin a également annoncé le retrait immédiat de l’actuelle grenade de désencerclement, remplacée par un modèle moins dangereux.

Un policier tenant un LBD face à des manifestants à Paris, le 10 décembre 2019.
Un policier tenant un LBD face à des manifestants à Paris, le 10 décembre 2019. (ZAKARIA ABDELKAFI / AFP)