Police : comme prévu, mais un peu en avance, la grenade GLI-F4 est interdite

La grenade lacrymogène GLI-F4, qui a causé de graves blessures dans les cortèges de manifestants, a été retirée avec effet immédiat de l'arsenal des forces de l'ordre.

franceinfo

C'est la fin de l'utilisation des grenades GLI-F4 par les forces de l'ordre. Leur fabrication avait déjà cessé depuis 2014. Les stocks arrivaient à épuisement. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé, dimanche 26 janvier, sur le plateau de France 3, le retrait immédiat de ces grenades explosives et lacrymogènes alors que les accusations de violences policières se multiplient. "Il est arrivé, il y a plusieurs mois déjà, que des policiers soient obligés de les utiliser pour se désengager d'une menace et que des manifestants, les prenant volontairement en main, se blessent gravement. C'est la raison pour laquelle je pense qu'il nous faut retirer les GLI-F4", a déclaré le ministre dans l'émission "Dimanche en politique".

La GM2L, une remplaçante décriée

Ces grenades auraient arraché les mains d'une dizaine de "gilets jaunes". Les GLI-F4 contiennent une charge explosive de 25 grammes de TNT qui formait une boule de feu après impact. La France était la seule nation européenne à faire usage de ce type de grenades. Elles seront remplacées par des GM2L sans explosif et plus facilement repérables, mais jugées encore trop dangereuses par des spécialistes.

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Un policier de la BAC tient une grenade GLI-F4, lors de la manifestation pour marquer l\'anniversaire du mouvement des \"gilets jaunes\", à Nantes (Loire-Atlantique), le 16 novembre 2019.
Un policier de la BAC tient une grenade GLI-F4, lors de la manifestation pour marquer l'anniversaire du mouvement des "gilets jaunes", à Nantes (Loire-Atlantique), le 16 novembre 2019. (JEREMIE LUSSEAU / HANS LUCAS / AFP)