Les 500 plaintes contre Christophe Castaner pour "entrave à la liberté de manifestation" classées sans suite

A la suite du député LFI du Nord Ugo Bernalicis, environ 500 plaintes ont été déposées contre le ministre de l'Intérieur depuis la mi-janvier. 

Christophe Castaner au Sénat à Paris, le 16 janvier 2019. 
Christophe Castaner au Sénat à Paris, le 16 janvier 2019.  (BERTRAND GUAY / AFP)

Les quelque 500 plaintes contre le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, pour "entrave à la liberté de manifestation", ont été classées sans suite, selon un communiqué de la Cour de cassation, jeudi 24 janvier. Le député du Nord, Ugo Bernalicis (La France insoumise) avait déposé une plainte le 16 janvier contre le ministre de l'Intérieur pour avoir dit que "ceux qui viennent manifester dans des villes où il y a de la casse d'annoncée savent qu'ils seront complices de ces manifestations-là", en plein mouvement des "gilets jaunes". Cette plainte du député LFI a été suivie d'environ 500 autres dénonçant les mêmes faits, dans les mêmes termes.

La Cour de cassation "ne donne pas suite à ces plaintes et ne saisit pas la commission des requêtes", après s'être basée sur l'article 431-1 du Code pénal, estimant "que les propos dénoncés ne peuvent recevoir une telle qualification pénale" d'entrave à la liberté de manifester.