Le mouvement des "gilets jaunes" n'a "plus de débouché politique", estime Macron

Le président de la République s'exprimait à Biarritz, vendredi.

Le président de la République, Emmanuel Macron, avec le maire de Biarritz, Michel Veunac (au centre), et le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Eric Spitz (à gauche), le 17 mai 2019 dans la cité basque.
Le président de la République, Emmanuel Macron, avec le maire de Biarritz, Michel Veunac (au centre), et le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Eric Spitz (à gauche), le 17 mai 2019 dans la cité basque. (IROZ GAIZKA / AFP)

Pour Emmanuel Macron, le mouvement des "gilets jaunes" n'a "plus de débouché politique". Le président de la République a fait cette déclaration, vendredi 17 mai, à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), à la veille des six mois du premier samedi de mobilisation du mouvement. "Je considère que j'ai apporté les réponses aux Françaises et aux Français sur ce qui avait conduit à ce mouvement, le 10 décembre et dans la conférence de presse que j'ai donnée. Je crois que celles et ceux qui continuent aujourd'hui à faire cela, il n'y a plus de débouché politique", a-t-il justifié.

"Nous avons fait notre part du travail, je pense que maintenant, chacun doit aller voter aux élections, quand il porte des idées, se présenter aux élections et c'est beaucoup plus difficile de proposer un projet pour que d'être contre tout le reste. On n'avance pas en étant contre. Aujourd'hui, je vois beaucoup de gens qui sont contre", a poursuivi Emmanuel Macron. Que celles et ceux qui ont une autre vision de ce que doit devenir le pays, la dessinent politiquement, lui donnent forme et se présentent aux élections. La démocratie, ça ne se joue pas le samedi après-midi".

Après deux samedis marqués par un recul de la mobilisation, tombée à ses plus bas niveaux depuis le début du mouvement le 17 novembre, le noyau dur des "gilets jaunes" entend manifester samedi en France pour les six mois de cette contestation sociale inédite, à une semaine des élections européennes. Pour ce 27e samedi de mobilisation, des "appels nationaux" ont été lancés pour se rassembler à Reims et Nancy.