La justice lève le contrôle judiciaire du reporter Gaspard Glanz, qui pourra se trouver à Paris le 1er-Mai et lors des manifestations des "gilets jaunes"

Le reporter avait été placé en garde à vue, samedi 20 avril, après avoir été interpellé à Paris, en pleine mobilisation des "gilets jaunes". Affirmant avoir été visé par une grenade de désencerclement, il avait apostrophé des policiers et avait fait un doigt d'honneur à l'un d'eux.

Le journaliste Gaspard Glanz au tribunal de grande instance de Paris, lundi 29 avril 2019.
Le journaliste Gaspard Glanz au tribunal de grande instance de Paris, lundi 29 avril 2019. (MARTIN BUREAU / AFP)

Victoire juridique pour Gaspard Glanz. La justice a levé lundi 29 avril le contrôle judiciaire qui visait le journaliste indépendant. Ce contrôle lui imposait de ne pas paraître à Paris tous les samedis et le 1er-Mai en attendant d'être jugé le 18 octobre pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique", a appris franceinfo auprès de son avocate. Le reporter avait été placé en garde à vue, samedi 20 avril, après avoir été interpellé place de la République, à Paris, en pleine mobilisation des "gilets jaunes". Sur une vidéo diffusée sur YouTube, on le voit apostropher les forces de l'ordre et faire un doigt d'honneur à un policier. Il leur reprochait d'avoir été visé par une grenade de désencerclement.

"Une décision importante pour toutes les personnes interpellées"

Le tribunal a reconnu l'irrégularité de l'ordonnance de placement sous contrôle judiciaire, en raison de l'absence de motivations, comme le réclamaient les avocats de Gaspard Glanz, Me Raphaël Kempf et Ainoha Pascual.

"C'est une mesure qui était donc illégale dès le jour où elle a été prononcée. Gaspard Glanz aurait pu donc se trouver à Paris samedi dernier pour couvrir la manifestation des 'gilets jaunes'", indique à franceinfo Aïnoha Pascual. "C'est une décision importante pour lui, mais également pour toutes les personnes interpellées dans les manifestations et placées sous contrôle judiciaire : le tribunal a en effet rappelé la nécessité de motiver ce type de décision."

Après la décision, le reporter indépendant de 32 ans a annoncé qu'il serait présent le 1er-Mai à Paris pour couvrir les manifestations.