Le "gilet jaune" Christophe Chalençon condamné à de la prison avec sursis pour "provocation à s'armer" contre l'Etat

Il a en revanche été relaxé du chef de "provocation à un attroupement armé". Il a aussitôt fait appel.

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France Télévisions
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L'ancien "gilet jaune" Christophe Chalençon dans un champ d'oliviers à Lourmarin, le 10 mai 2019. (GERARD JULIEN / AFP)

Christophe Chalençon, figure des "gilets jaunes", a été condamné jeudi 22 avril à 6 mois de prison avec sursis pour "provocation à s'armer contre l'autorité de l'Etat", a annoncé le procureur de Carpentras (Vaucluse), qui évoque "un rarissime cas de condamnation en France pour ce délit".

Cette ancienne figure des "gilets jaunes" du Vaucluse, qui avait conduit une liste aux élections européennes, a également été condamné à cinq ans d'interdiction de droits civiques. Selon le procureur Pierre Gagnoud, Christophe Chalençon a en revanche été relaxé du chef de "provocation à un attroupement armé". Il a aussitôt fait appel, a précisé le magistrat.

Il avait incité à "un soulèvement national"

Le 29 octobre, quelques heures seulement après l'attaque au couteau de la basilique de Nice, Christophe Chalençon appelait à un "soulèvement national", et parlait même d'"insurrection" dans une vidéo postée sur Facebook. Lors de son procès, le forgeron assumait être un "opposant politique", dénonçant une censure, rapporte La Provence.

Christophe Chalençon avait été au cœur d'une polémique début 2019 lorsqu'il avait rencontré en France Luigi di Maio, vice-président du Conseil italien et dirigeant du Mouvement 5 étoiles, ce qui avait entraîné le rappel par Paris, pour une semaine, de l'ambassadeur français en Italie.

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