Journées du patrimoine : à Paris, des sites sous haute surveillance et un peu désertés

Les Journées du patrimoine 2019 sont un peu perturbées, entre les "gilets jaunes", les marches pour le climat et les manifestations contre la réforme des retraites. Plusieurs sites ont finalement décidé de ne pas ouvrir ou de restreindre les visites. Et cela a quelque peu découragé les visiteurs. 

Devant l\'Hôtel de Matignon, la queue n\'est pas bien longue à l\'occasion de l\'édition 2019 des Journées du patrimoine.
Devant l'Hôtel de Matignon, la queue n'est pas bien longue à l'occasion de l'édition 2019 des Journées du patrimoine. (MANON VAUTIER-CHOLLET / RADIO FRANCE)

"Bonjour monsieur, contrôle des sacs s'il vous plaît." Pour pouvoir accéder aux monuments ouverts exceptionnellement à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, samedi 21 septembre à Paris, il faut montrer patte blanche. Il faut dire que cette année, elles sont perturbées : manifestation des "gilets jaunes", marche pour le climat, manifestation contre la réforme des retraites ont pour le moins bousculé le programme.

Certains sites ont décidé de ne pas ouvrir. C'est le cas des ministères de l'Agriculture et de l'Education nationale. Le ministère de l'Intérieur a quant à lui ouvert seulement samedi matin.

"Heureusement qu'il y a les gilets jaunes !" 

Et conséquence, les dispositifs de sécurité et les manifestations ont visiblement découragé du monde. Devant la résidence du premier ministre, seules quelques dizaines de personnes attendent : "C'est vraiment une toute petite file d'attente par rapport à l'année dernière. Il y a moitié moins de monde. Les visiteurs n'attendent qu'un quart d'heure environ, sourit une des employés de Matignon. Ils sont contents ! Certains m'ont dit 'heureusement qu'il y a les gilets jaunes !'"

Des "gilets jaunes" que Christine a croisé en pleine manifestation. Elle est venue de Toulouse et aurait souhaité visiter le ministère de l'Intérieur. Raté pour cette fois : "Avec les évènements, on ne sait pas si on va pouvoir le faire ou pas. On n'a pas encore reçu les tickets. Du coup, on en a profité pour faire Matignon parce qu'il n'y avait pas besoin d'inscriptions."

Cette année, moins de visiteurs autorisés à l'Assemblée nationale

Quelques rues plus loin, devant l'Assemblée nationale la rue est bouclée et déserte.
Il y a plus de CRS que de visiteurs. Et Jean-Pierre a eu du mal à arriver : "J'ai anticipé, parce qu'avec toutes les stations de métro et les rues qui sont fermées c'est pas facile ! Mais il n'y a pas trop de monde aujourd'hui, c'est super fluide. Je m'attendais à faire la queue à l'entrée et il n'y a pas grand monde. Et à l'intérieur je pense que ça va être très agréable de ne pas être bousculé."

D'autres comme Mélanie ne visiteront pas l'hémicycle cette année : "On n'a pas réfléchi, on ne s'est pas renseigné en amont, voir s'il y avait des possibilités de réserver et on se retrouve coincés. Un peu déçus !" L'Assemblée nationale qui a limité son nombre de visites à 4 000 par jour contre 8 000 habituellement.

Le reportage de Manon Vautier-Chollet
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