"Gilets jaunes" : pourquoi une telle défiance envers les médias ?

Depuis le début de la mobilisation des "gilets jaunes", les journalistes sont pris pour cible, accusés d'être à la botte du pouvoir.

FRANCEINFO

Un œuf sur la tête d'un journaliste de BFMTV en plein direct le 17 novembre à Paris. Pour ce premier jour de mobilisation des "gilets jaunes", le ton est donné. Dans les cortèges, les mots fusent : "Journalistes pourritures de merde", pouvait-on entendre. De semaine en semaine, les reporters deviennent une cible. Des dizaines d'incidents, parfois très violents, ont été enregistrés contre médias locaux et nationaux.

"Ces éditocrates"

La directrice de la rédaction de BFMTV, Céline Pigalle, s'était expliquée avec des manifestants sur ses choix éditoriaux. Au bout de trois quarts d'heure d'un dialogue de sourds, la discussion est devenue stérile. Chaque samedi, un groupe de "gilets jaunes" se rend aux pieds des grandes rédactions télévisées et radiophoniques. "L'objectif est de mettre une pression psychologique sur ces éditocrates", avoue l'un d'entre eux.

Cette vidéo est extraite du document Journalistes : mais à quoi servent-ils ? diffusé dans "Complément d'Enquête" jeudi 14 février.

Une équipe de journalistes filme des \"gilets jaunes\" devant l\'Arc de triomphe, à Paris, le 1er décembre 2018.
Une équipe de journalistes filme des "gilets jaunes" devant l'Arc de triomphe, à Paris, le 1er décembre 2018. (NICOLAS CORTES / HANS LUCAS / AFP)