"Gilets jaunes" : "le troisième samedi fichu", s'inquiètent des commerçants des Champs-Élysées avant la nouvelle mobilisation

De nombreux commerces ont installé de grands panneaux en bois pour protéger leurs vitres, avant une manifestation prévue samedi à Paris.

À la veille de la manifestation des \"gilets jaunes\" prévue sur les Champs-Elysées à Paris, les vitrines des magasins sont protégées, le 30 novembre 2018.
À la veille de la manifestation des "gilets jaunes" prévue sur les Champs-Elysées à Paris, les vitrines des magasins sont protégées, le 30 novembre 2018. (BENJAMIN ILLY / FRANCE-INFO)

Une semaine après la mobilisation des "gilets jaunes" qui a dégénéré sur les Champs-Élysées, à Paris, les commerçants tentent de protéger leurs magasins avant la nouvelle journée de manifestation prévue samedi 1er décembre. De grands panneaux en bois ont notamment été installés sur les devantures.

Dans ce café, des vitrines ont été brisées la semaine dernière, des milliers d'euros de dégâts. "C'est au patron de décider, on va voir si c'est intéressant ou pas d'ouvrir, témoigne un maître d'hôtel. Casse ou pas casse, la baisse de fréquentation va être très importante." Un vigile sera, quoi qu'il arrive, devant la porte. 

Dispositif de filtrage

Le ministre de l'Intérieur a promis des filtrages à l'entrée des Champs-Élysées, des fouilles systématiques. "C'est déjà un bon début, poursuit l'employé, mais si on a affaire aux mêmes personnes que la semaine dernière, malheureusement ça ne suffira pas. Ça va faire le troisième samedi qui est fichu. On a des loyers à payer, des familles à nourrir, faut qu'on bosse." Le commerçant déplore une perte importante de chiffre d'affaires. "C'est entre 800 et 1 000 couverts le samedi, donc entre 20 et 25 000 euros."

Le directeur d'une autre brasserie est lui plutôt satisfait du dispositif de filtrage. "C'est ce qu'on avait demandé, assure-t-il. On est déjà content que les Champs-Élysées rouvrent. 

La semaine dernière on a eu une perte sèche de 50 000 euros, et des dégradations, avec des bâches déchirées, des vitres cassées, c'était apocalyptiqueLe directeur d'une brasserie des Champs-Élyséesà franceinfo

Au niveau du chantier où une cabane et une grue avaient pris feu la semaine dernière, les ouvriers sont en train de faire place nette, afin de ne rien laisser aux manifestants.

Le reportage de Benjamin Illy
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