"Gilets jaunes" : le retour flagrant de la violence

Les Champs-Élysées n'ont plus le même visage à l'issue de ce 18e rassemblement des "gilets jaunes". De nombreux établissements bancaires ont été vandalisés, des magasins pillés. Un retour de la violence.

FRANCE 2

Des policiers qui semblent parfois dépassés. Sur les Champs-Élysées, un policier s'est retrouvé cerné. Parmi les 8 000 manifestants, ils étaient 1 500 venus juste pour en découdre, selon le ministère de l'Intérieur. Des vitrines brisées, des magasins dévastés. Un kiosque à journaux a été complètement incendié. "Il n'y a pas d'autre moyen, à leurs yeux, d'exprimer cette colère", justifie un "gilet jaune".

Un drame évité

À quelques centaines de mètres des Champs, un drame a failli avoir lieu : le feu a été mis à une agence bancaire qui a commencé à se propager dans les étages, où se trouvaient une femme et un bébé. Grâce aux policiers, la famille a pu être évacuée. Toute la journée, les casseurs ont semblé chercher des cibles comme les policiers dont certains ont été très violemment attaqués. Les forces de l'ordre ont utilisé matraques et gaz lacrymogène.

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Des \"gilets jaunes\" manifestent à Paris sur les Champs-Elysées, le samedi 16 mars.
Des "gilets jaunes" manifestent à Paris sur les Champs-Elysées, le samedi 16 mars. (ALAIN JOCARD / AFP)