"Gilets jaunes" : la grogne monte chez les policiers

23 policiers ont été blessés à Paris samedi 1er décembre. Ils ont affronté une situation inédite de guérilla urbaine. Le mécontentement est fort il s'exprime ouvertement dans les rangs.

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France 3

À Paris place de l'Étoile samedi 1er décembre, les forces de l'ordre ont été mises à rude épreuve à l'occasion de la mobilisation nationale des "gilets jaunes". Un CRS roué de coups a échappé de justesse au lynchage avec l'aide de quelques "gilets jaunes". Des CRS ont aussi essuyé des tirs de cocktail Molotov à deux pas des Champs-Élysées. De violents face-à-face se sont tenus dans toute la capitale.

133 blessés

Une femme a notamment filmé depuis son balcon une scène où les policiers reculent sous une pluie de projectiles. Toute la journée, les forces de l'ordre ont été systématiquement prises pour cible par les casseurs. Dimanche, plusieurs syndicats de police en appellent à l'État. La ministre de la Justice a, quant à elle, affirmé que l'état d'urgence n'était pas d'actualité et que les sanctions seraient à la hauteur des violences. Des manifestants n'ont pas hésité à aller au contact des policiers. Les affrontements samedi ont fait 133 blessés, dont 23 policiers.

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Un manifestant interpellé dans une rue de Paris, le 1er décembre 2018. 
Un manifestant interpellé dans une rue de Paris, le 1er décembre 2018.  (ABDULMONAM EASSA / AFP)