"Gilets jaunes" : plusieurs leaders des Républicains dénoncent "l'impuissance de l'Etat" face aux violences

François-Xavier Bellamy, la tête de liste des Républicains pour les élections européennes, a estimé, samedi, qu'il fallait "mettre fin à l'impuissance de l'Etat", après les violences sur les Champs-Elysées lors de la manifestation des "gilets jaunes" à Paris.

François-Xavier Bellamy, à Lyon, le 16 mars 2019.
François-Xavier Bellamy, à Lyon, le 16 mars 2019. (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)

Un regain de violence qui fait réagir. A droite, l'opposition dénonce l'impuissance du gouvernement face aux débordements de cette18e journée de mobilisation des "gilets jaunes", samedi 16 mars. 

François-Xavier Bellamy, la tête de liste des Républicains pour les élections européennes, a ainsi estimé qu'il fallait "mettre fin à l'impuissance de l'Etat'. "Il est inacceptable de voir que le gouvernement n'arrive pas à maintenir l'ordre dans notre pays", a-t-il déclaré en marge du Conseil national des Républicains à Lyon. Selon la tête de liste LR, ce sont des "images d'humiliation de notre pays que nous ne pouvons plus accepter".

"Que le président arrête d'avoir le double-langage"

Par ailleurs, Eric Ciotti député des Alpes-Maritimes, lui aussi présent à Lyon, a demandé à "M. Castaner de faire son travail, que le gouvernement assume sa mission et que le président arrête d'avoir un double-langage car désormais il veut détruire la loi anticasseur". Il "accuse le gouvernement de mettre en danger notre pays et ne pas être capable de rétablir l'ordre républicain".

"Qui peut encore croire en regardant les images de la place de l'Etoile, que notre arsenal juridique est suffisant pour empêcher les groupuscules ultra violents de - casser du flic – tous les samedi dans les manifestations ?", a lancé Bruno Retailleau, sénateur Les Républicains, sur Twitter.

Valérie Pécresse, présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, "dénonce" de son côté sur Twitter "les violences, les casseurs et les pilleurs qui abîment une nouvelle fois nos centre-villes. Les condamnations doivent être exemplaires et dissuasives".