"Gilets jaunes" : Jean-Luc Mélenchon ne rencontrera pas Edouard Philippe "pour des raisons d'agenda"

Jean-Luc Mélenchon, président du groupe La France Insoumise, devait être reçu par le Premier ministre, qui rencontre lundi les représentants des partis politiques.

(PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Jean-Luc Mélenchon ne rencontrera pas Edouard Philippe lundi 3 décembre, "pour des raisons d'agenda", assure Adrien Quatennens sur France Bleu Nord. Le Premier ministre Edouard Philippe reçoit lundi, à la demande d'Emmanuel Macron, les chefs des partis politiques représentés au Parlement pour tenter de trouver des solutions après les violences du week-end qui ont eu lieu en marge des manifestations de "gilets jaunes".

A la place, Charlotte Girard, Manuel Bombard, ainsi que Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, membre de la commission développement durable, composeront la délégation reçue à Matignon. Dans la matinée, le parti avait annoncé que Jean-Luc Mélenchon n'irait pas lui-même à ce rendez-vous "pour des raisons d'agenda", a confirmé Adrien Quatennens (député LFI) sur France Bleu Nord."Il ne s'agit pas de bouder, bien au contraire. Nous, on est pour le dialogue", ajoute le député lillois de la France insoumise.

Alexis Corbière, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis, avait lui aussi indiqué, lundi sur franceinfo, qu'il était "possible" que Jean-Luc Mélenchon ne puisse s'entretenir avec le Premier ministre. "Il a aussi des tas de choses importantes à faire", a-t-il expliqué.

Des entretiens trop "cadrés"

Le Premier ministre reçoit lundi les présidents des groupes parlementaires des Assemblées, les responsables des partis et forces politiques représentés au Parlement, et la maire de Paris, ainsi que des représentants des "gilets jaunes".

Alexis Corbière regrette que le Premier ministre et le président de la République aient selon lui "beaucoup cadré ces entretiens en disant qu'ils ne bougeraient pas, notamment sur l'augmentation du prix du diesel à partir du 1er janvier".

Sur quoi pourrait déboucher cette consultation ? "Il n'y a pas vraiment de signe d'ouverture, mais si c'est le cas, on verra", a déclaré Alexis Corbière. "Il faut suspendre cette augmentation des prix du diesel à partir du 1er janvier", a répété l'élu insoumis, réclamant à nouveau le rétablissement de l'impôt sur la fortune.