Gilets jaunes : débats houleux à l’Assemblée

Le président de la République a dû se saisir personnellement de la question des carburants mercredi 5 décembre. S’il n’était question jusqu’ici que d’un moratoire de six mois, il a changé d’avis, face à une opposition remontée.

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Un tonnerre d’applaudissements pour couvrir les huées de l’opposition. Édouard Philippe avait à peine commencé à parler ce mercredi à l’Assemblée nationale, que l’ambiance était déjà électrique. Il revenait alors sur les violences des manifestations à trois jours d’un rendez-vous annoncé une nouvelle fois tendu. "Pour y faire face, tous les acteurs du débat public seront coupables de leurs déclarations dans les jours qui viennent. Je lance un appel à la responsabilité", disait-il.

Appel à la démission

Des propos qui ont fait bondir l’opposition, et lui ont renvoyé la balle. "J’appelle moi le Premier ministre à la responsabilité, à entendre la souffrance du peuple français, car s’il y avait eu cette écoute, il n’y aurait pas eu de manifestation", dit Marine Le Pen. Christian Jacob l’a aussi pris pour cible, mettant en cause son maintien au gouvernement et lui demandant de « reculer ». Le débat devrait se poursuivre jeudi 6 décembre au Sénat.

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Le Premier ministre, Edouard Philippe, s\'adresse aux députés à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 24 juillet 2018. 
Le Premier ministre, Edouard Philippe, s'adresse aux députés à l'Assemblée nationale, à Paris, le 24 juillet 2018.  (BERTRAND GUAY / AFP)