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"Gilet jaune" blessé à Bordeaux : "Ce geste est disproportionné et intolérable"

La compagne de l'homme blessé samedi à Bordeaux n'a aucun élément pour comprendre ce qui a pu se passer. La victime est toujours dans le coma. 

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Avec France Bleu Gironde - franceinfo
Radio France
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L'homme a été gravement blessé au niveau de la tête, samedi 12 janvier, dans le centre de Bordeaux. (DAVID THIERRY / MAXPPP)

"Ce geste est disproportionné et intolérable", a réagi mardi 15 janvier sur France Bleu Gironde, Cindy, la compagne du "gilet jaune" qui est dans le coma, après avoir été touché par un projectile, après une nouvelle manifestation samedi à Bordeaux. "Il faut que quelqu’un apporte des réponses aux questions que l’on se pose quant à l’utilisation de cette arme", par les forces de l'ordre, poursuit-elle. L'Inspection générale de la police nationale a été saisie lundi matin pour enquêter.

L’homme, pompier volontaire à Bazas (Gironde), a été touché à la tête, peut-être par un tir de balle de défense, alors qu’il défilait entre la rue Sainte-Catherine et la rue de la Maison Daurade, en plein centre-ville. Opéré en urgence après une hémorragie cérébrale, il a été placé en coma artificiel. "Il est toujours inconscient à l’hôpital. Il n’y a pas beaucoup d’amélioration pour l’instant. Les médecins restent sur la réserve, car il n’y a pas d’évolution", a indiqué Cindy.

Au moment du tir, mon mari est de dos par rapport aux policiers.

Cindy

Elle ne comprend pas ce qui a pu se passer, alors "qu’il ne court pas, il ne prend pas la fuite, il n'a même rien dans les mains. Je ne comprends pas le geste du policier. Nous n'étions pas ensemble à ce moment-là. Dès qu'il y a eu des gaz lacrymogènes, nous nous sommes séparés. Je suis partie plus vite que lui. Je pensais qu'il me suivait mais pas du tout. J'ai pris une rue à gauche, il a dû prendre à droite et pensait que les policiers ne suivaient pas. Et ensuite, tout le monde a vu la vidéo, il se fait tirer dessus au niveau du visage", a-t-elle ajouté.

On était juste en train de manifester.

Cindy

"Je ne comprends pas pourquoi ils ont envoyé des gaz lacrymogènes. On a bien vu sur les vidéos que tout le monde arrivait sur la place et que tout se passait bien. Les débordements, on voit bien chaque semaine que c'est en fin de journée que cela se produit, pas à ce moment-là", a poursuivi Cindy. "Je serais bien allée porter plainte, mais on m'a conseillé d'attendre et voir comment il allait se rétablir. Ce sera la décision de mon mari et pas la mienne", a-t-elle conclu.

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