Casseurs : le ras-le-bol des Parisiens

Voitures renversées, abribus saccagés, poubelles incendiées... Des dégradations qui ont marqué la journée samedi 16 novembre à Paris en marge des manifestations de "gilets jaunes". Dimanche matin, l'heure est au nettoyage.

France 2

Des carcasses carbonisées, des vitrines brisées... Dimanche 17 novembre, les équipes de la mairie de Paris tentent d'effacer les séquelles des affrontements sur la place d'Italie. Devant l'ampleur des dégâts, les habitants sont désemparés. "J'habite le quartier, je n'ai jamais vu ça. J'en ai ras le bol", explique un riverain en colère. Beaucoup de commerces ont dû fermer. "Depuis le début du mouvement des 'gilets jaunes', mon patron parle de 100 000 euros de chiffre d'affaires en moins", précise une serveuse.

"Cela donne envie de pleurer"

Plus loin, c'est l'emblème de la place d'Italie dédié au maréchal Juin qui a été dégradé. "Cela donne envie de pleurer. C'est l'histoire, il faut que cela reste", s'exclame une manifestante. Samedi, pendant plusieurs heures, manifestants et forces de l'ordre se sont violemment opposés. La place était en travaux. Certains individus habillés de noir ont utilisé des barrières de chantier pour former des barricades et pour lancer des pavés. Le maire du 13e arrondissement s'étonne que la préfecture ait autorisé une manifestation sur cette place , alors que trois chantiers sont en cours.

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Des grenades lacrymogènes sont tirées près de la porte de Champerret, dans le 17e arrondissement de la capitale, le 16 novembre 2019. (MARTIN BUREAU / AFP)