Black blocs et violences perturbent la Marche pour le climat à Paris

Quelque 15 000 personnes ont défilé pour le climat, à Paris. Les organisateurs  revendiquent même 50 000 participants.

Des incidents ont entaché la Marche pour le climat, le 21 septembre, à Paris.
Des incidents ont entaché la Marche pour le climat, le 21 septembre, à Paris. (JULIETTE PAVY / HANS LUCAS / AFP)

Le défilé ne s'est pas passé comme prévu. Quelque 15 000 personnes ont marché pour le climat, samedi 21 septembre, à Paris, selon la police et le cabinet indépendant Occurrence. Les organisateurs, eux, revendiquent 50 000 participants. Mais la manifestation a été parasitée par des violences. Des black blocs se sont mêlés au cortège dès son départ et des incidents ont éclaté avec les forces de l'ordre.

Vitrines cassées, banque dégradée, barricades de fortune incendiées... des échauffourées ont éclaté dès le début de la marche vers 14h30. Quelque 1 000 manifestants "radicaux" ont été signalés par la préfecture de police, alors qu'un nouvel acte de la mobilisation des "gilets jaunes" avait également lieu au même moment à Paris. A 18 heures, 163 personnes avaient été interpellées et 395 verbalisées, selon la police.

"Exiger des moyens à la hauteur de l'urgence climatique"

Après un moment de confusion dû aux violences, qui ont fait refluer des centaines de manifestants vers le point de départ, Jardin du Luxembourg, le cortège est finalement arrivé à son terme, dans le quartier de Bercy, en fin d'après-midi. Là, des militants écologistes ont bloqué le pont de Tolbiac et la passerelle piétonne Simone de Beauvoir, en y déployant des banderoles. Sur l'une d'elles, on pouvait lire, en anglais, "Macron, pollueur de la Terre".

"A 5 jours des débats sur le projet de loi de finances à l'Assemblée nationale, nous sommes #SurlePont pour exiger des moyens à la hauteur de l'urgence climatique", a tweeté l'ONG ANV-COP21. Plus tôt dans l'après-midi, cette ONG avait dénoncé des "violences policières". "45 minutes après le départ, les forces de l'ordre ont projeté sans sommation plusieurs grenades de désencerclement dans le cortège", a affirmé une porte-parole de l'organisation.

"La préfecture a tout fait pour entraver le droit de manifester"

"Ne prenez aucun risque et quittez la Marche pour le climat. Les conditions d'une marche non-violente ne sont pas réunies", a tweeté Greenpeace à ce moment-là, une heure après le début de la marche, en dénonçant "l'envoi de lacrymogènes sur des manifestants non-violents et des familles". "La préfecture a tout fait pour entraver le droit de manifester", a ensuite accusé Greenpeace.

La fin de la marche a été à nouveau émaillée d'incidents, avec notamment des échanges de projectiles et de gaz lacrymogènes entre militants d'ultragauche, "gilets jaunes" et forces de l'ordre. Aux alentours de 18 heures, ces militants ont depuis le parc de Bercy dans l'est de la capitale, jeté des projectiles sur des véhicules sur le quai perturbant la circulation sur cet axe très fréquenté. Les forces de l'ordre ont répondu en tirant de nombreuses grenades lacrymogènes dans la direction de ces manifestants installés en surplomb.