Les centres d'appels à l'étranger ne peuvent plus utiliser un numéro français pour faire du démarchage téléphonique

L'Arcep, le gendarme des télécoms, souhaite limiter le démarchage téléphonique abusif.

Un centre d\'appel au Cap, en Afrique du Sud (illustration).
Un centre d'appel au Cap, en Afrique du Sud (illustration). (SUZAN THIERRY / HEMIS.FR / AFP)

Bientôt la fin des appels intempestifs ? De nouvelles mesures visant à "protéger les utilisateurs contre les fraudes et abus" entrent en vigueur jeudi 1er août, comme le notent Les Echos. Elles font partie du "plan de numérotation" de l'Arcep, gendarme des télécoms, qui s'attaque aux entreprises qui usurpent leur identifiant d'appelant. Méthode connue des démarcheurs téléphoniques, il s'agit de tromper l'utilisateur en affichant un numéro français. Cette technique permet aux entreprises d'obtenir un meilleur taux de réponse. 

Désormais, pour tout appel ou message provenant de l'étranger, il est interdit d'utiliser un numéro géographique (01 à 05) ou polyvalent (09). Les opérateurs télécoms doivent faire en sorte d'interrompre immédiatement les appels ne respectant pas ces conditions. Dans le viseur de l'Arcep également, les systèmes automatisés qui émettent plus qu'ils ne reçoivent de messages ou d'appels : ces robots ne peuvent plus utiliser de numéro mobiles (06-07) comme identifiants. Il leur sera en revanche toujours possible d'utiliser des numéros géographiques mensongers.

A terme, l'Arcep incite les opérateurs téléphoniques à prendre en charge la protection de leurs clients. Un système d'authentification des appels, comme c'est le cas aux Etats-Unis, pourrait être mis en place pour une meilleure gestion des fraudes. Le Parlement est actuellement en discussion pour améliorer le dispositif Bloctel, une liste mise en place en 2016 sur laquelle particuliers et entreprises peuvent s'inscrire pour échapper à la prospection téléphonique. Mais son efficacité est très relative.