Réforme des retraites : les CRS se mettent en arrêts maladie

Depuis le discours d'Édouard Philippe mercredi 11 décembre, les policiers menacent eux aussi de durcir leur contestation. Jeudi 12 décembre, des centaines de CRS se mobilisent partout en France.

France 3

À Lille (Nord), plusieurs dizaines de policiers prennent la pause en attendant de consulter un médecin. Une photo symbolique envoyée par un syndicat. À Lambersart (Nord), de nombreux CRS suivent le mouvement et sont actuellement chez le médecin. Mercredi 11 décembre, une des compagnies n'a pas pu être envoyée pour sécuriser le match PSG-Galatasaray. Au total, selon leurs représentants, ils étaient 1 500 dans toute la France à se rendre indisponible contre la réforme des retraites. "Sur une section d'une cinquantaine de policiers de 58, 60 ou 62 ans, face à des jeunes armés et entraînés... On a beau être conditionnés et préparés physiquement, on n'a plus les mêmes réflexes et c'est dangereux pour tout le monde", explique Michaël Duval, délégué régional UNSA Police CRS Hauts-de-France.

Un ras-le-bol général

Et le ras-le-bol est encore plus général. Les compagnies républicaines de sécurité sont sous pression depuis plusieurs années maintenant. "La disponibilité se paie. La retraite doit être prise en compte. Et là on veut toucher aux droits de la police nationale", souligne David Michaux, syndicat UNSA Police. Les CRS ont donc décidé de rentrer en lutte. Ils seront moins nombreux que d'habitude dans le dispositif de sécurité de la manifestation à Paris jeudi 12 décembre, remplacés par des gendarmes mobiles.

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6 000 policiers et gendarmes mobilisés à Paris, le 5 décembre 2019.
6 000 policiers et gendarmes mobilisés à Paris, le 5 décembre 2019. (THOMAS COEX / AFP)