Privatisation de la FDJ : l'État fait-il une bonne affaire ?

À partir de jeudi 7 novembre, les Français pourront réserver leurs actions de la Française des jeux (FDJ). L'État devrait récupérer une grosse somme d'argent. Les précisions du journaliste Jean-Baptiste Marteau, en duplex depuis Bercy, à Paris.

France 2

Les particuliers vont pouvoir acheter des actions à la Française des jeux (FDJ) à partir de jeudi 7 novembre. Au ministère de l'Économie, on espère que la privation de la Française des jeux fera rentrer un maximum d'argent dans les caisses de l'État. Il s'agit en premier lieu d'une affaire de gros sous. "L'État espère tirer plus d'un milliard d'euros de cette privatisation, selon les estimations de Bercy. C'est une bonne nouvelle pour les finances publiques, puisque cet argent va servir à alimenter un fonds pour l'innovation", explique le journaliste Jean-Baptiste Marteau, en duplex depuis Bercy, à Paris.

L'État continuera de toucher les taxes sur les mises des joueurs

"Mais comme toutes les privatisations, il s'agit là d'un fusil à un coup. Certains regrettent que l'État se prive dans les années à venir des dividendes que la Française des jeux lui verse chaque année. En 2018, cela représentait 93,6 millions d'euros. En revanche, cette somme est une goutte d'eau à côté des taxes sur les mises des joueurs, qui représentent environ 3,5 milliards d'euros chaque année. Ces taxes-là, l'État continuera de les toucher après la privatisation de la FDJ. Les jeux d'argent vont rester de toute manière une très bonne affaire pour les finances publiques", conclut-il.

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(JOEL SAGET / AFP)