Privatisation de la FDJ : est-ce le moment d'investir en bourse ?

La Française des jeux (FDJ) entrera en bourse jeudi 7 novembre. Est-ce une bonne affaire de miser sur une entreprise publique au moment de sa privatisation ? Les explications du journaliste Julien Duponchel sur le plateau de France 2.

France 2

La Française des jeux, en passe d'être privatisée, entrera en bourse jeudi 7 novembre. Est-ce une bonne idée d'acheter des actions ? Comment tout cela se passe-t-il ? "Dès jeudi, vous pourrez acheter des actions FDJ via une banque ou un courtier. La grande incertitude pour le moment, c'est leur prix, moins de 100 €, c'est la promesse de l'entreprise, mais il faudra attendre jeudi pour avoir une fourchette plus précise des tarifs", explique le journaliste Julien Duponchel sur le plateau du 13 Heures.

La satisfaction Renault, les déceptions Air France et EDF

Alors, faut-il se laisser tenter ? "Sur le papier, tous les experts s'accordent à dire que l'entreprise est intéressante. Rentabilité, monopole sur le secteur... Les voyants sont au vert. Mais c'est un placement boursier. Par définition, donc, il y a une part de risque. Le gouvernement veut d'ailleurs clairement inciter les particuliers à tenter le pari, en proposant une décote de -2% sur chaque titre acheté et la possibilité d'acheter des packs, avec par exemple dix actions achetées, une offerte", ajoute-t-il.

A-t-on intérêt à voir ce qu'ont donné des privatisations passées ? "Cela n'a pas toujours été une bonne affaire. Prenons Air France : lors de son introduction sur les marchés, en février 1999, son action valait 14 €. Jeudi matin, à l'ouverture de la bourse, elle ne vaut plus que 9,97 €, soit -29% en vingt ans. C'est même pire pour EDF : 32 € lors de son introduction en bourse en novembre 2005, contre 9,13 € aujourd'hui, soit -71%. Renault fait figure d'exemple positif : l'action valait 28,20 € en novembre 1994, contre 46,82 € aujourd'hui, soit +66%", conclut Julien Duponchel.

Le JT
Les autres sujets du JT
Le logo FDJ. Française des jeux.
Le logo FDJ. Française des jeux. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)