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Le ministère de l’Économie commence à toiletter le projet de budget 2024

Bruno Le Maire donne la couleur : les différents ministères vont devoir faire sept milliards d'euros d'économies sur le budget 2024.
Article rédigé par franceinfo, Emmanuel Cugny
Radio France
Publié
Temps de lecture : 4 min
Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, le 26 avril 2023 à l'Élysée. (OLIVIER CORSAN / MAXPPP)

Il y a environ deux semaines, la Première ministre, Elisabeth Borne, avait donné pour consigne à l’ensemble de son gouvernement de trouver des sources d’économies à hauteur de 5 %, chacun des ministères étant mis à contribution. Pour Bruno Le Maire, cela représente sept milliards d’euros qui iront en partie, selon le ministre, au financement des initiatives prises par l’État au nom de la transition écologique.

Comment les services de Bercy en arrivent à ce calcul

Ce chiffre s’entend hors charges de la dette, c’est-à-dire l’argent dépensé par l’État pour rembourser ses échéances d’emprunt public. Sont également hors champs, la contribution de Paris au budget européen, le salaire des agents de la Fonction publique et certaines aides sociales comme les APL, les aides personnelles au logement. Au total, les économies devront se faire sur quelque 140 milliards d'euros de dépenses identifiées comme ajustables. Charge aux différents ministres de trouver sur ces 140 milliards les fameux 5 % d'économie sur leurs dépenses.

Sources d’économies

Le détail sera présenté à l’automne avec le projet de loi de Finances 2024. D’ici là, les ordinateurs de Bercy vont tourner à plein régime pour identifier toutes les sources d’économies possibles. Bruno Le Maire a déjà annoncé une revue générale des dépenses publiques.

Quelques pistes circulent comme par exemple l'instauration d'un reste à charge sur les comptes personnels de formation, qui rencontrent plus de succès qu'attendu et coûtent donc plus cher à l'État. 30 % d'économies seraient possibles de ce côté, mais les négociations avec les partenaires sociaux s'annoncent difficiles. Les crédits accordés à la politique du logement (sauf les aides vitales) font également parti des cibles envisagées mais, là encore, les discussions s'annoncent compliquées, et la liste est loin d'être exhaustive. On appelle cela des ballons d'essai : on lance l'idée et on attend les réactions des principaux acteurs. Tous pourront bientôt s'exprimer lors des assises des Finances publiques, le rendez-vous est pris pour la fin du mois de juin.

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