Le gouvernement veut dégager 7 milliards d'euros en 2024, notamment pour financer la transition écologique

Ce montant doit être dégagé dans le cadre des mesures d'économies demandées par Elisabeth Borne à tous les ministères.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Bruno Le Maire au palais de l'Elysée, à Paris, le 26 avril 2023. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Les mesures d'économies de 5% demandées aux ministères pour 2024 permettront notamment de financer la transition écologique, a déclaré Bruno Le Maire, invité de France Culture mardi 9 mai. Dans une lettre de cadrage adressée aux ministères en avril, Elisabeth Borne avait demandé aux ministères d'identifier des marges de manœuvre financières sur leur budget (hors masse salariale) pour 2024.

"Tous les ministères devront se soumettre à cette règle de la Première ministre : 5% d'économies qui vont permettre de dégager, pour être tout à fait précis, 7 milliards d'euros qui permettront de financer les investissements dans la transition écologique, au moins en partie", a précisé le ministre de l'Economie et des Finances. Une revue des dépenses publiques est aussi prévue, qui a vocation à être reproduite chaque année au sein de tous les ministères, a-t-il rappelé.

"Chaque ministère devra être concerné"

C'est un des piliers de la stratégie d'accélération du désendettement de la France d'ici 2027, avec une croissance plus dynamique et la fin des dépenses massives du "quoi qu'il en coûte" déployé lors de la pandémie de Covid-19. "Là aussi, chaque ministère devra être concerné", a souligné le ministre de l'Economie. Il a par exemple évoqué la possibilité d'instaurer un reste à charge de l'ordre de 30% pour le compte personnel de formation (CPF) "sauf lorsque l'employeur paie ou que vous êtes en situation difficile, par exemple si vous êtes chômeur".

Un plan de lutte contre la fraude fiscale, présenté mardi, doit également permettre à l'Etat d'engranger des ressources supplémentaires en ciblant les "ultra-riches" et les multinationales. "C'est absolument nécessaire pour la cohésion sociale, pour l'efficacité du prélèvement de l'impôt et pour le sentiment de justice auquel légitimement nos compatriotes sont attachés", a déclaré Bruno Le Maire, tout en réitérant son opposition à une augmentation des impôts.

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