TF1 et Free signent un accord de distribution des chaînes

Après Bouygues et SFR, l'opérateur de Xavier Niel était le dernier à ne pas encore avoir signé d'accord avec le groupe audiovisuel. Le montant du contrat n'a pas été dévoilé. 

Le siège de TF1, à Boulogne-Billancourt, en mars 2018.
Le siège de TF1, à Boulogne-Billancourt, en mars 2018. (MICHEL STOUPAK / NURPHOTO / AFP)

Les téléspectateurs qui regardent TF1 via leur Freebox n'ont plus de souci à se faire. TF1 et Free ont annoncé, mercredi 25 avril, avoir signé un "nouvel accord de distribution global" des chaînes du groupe de télévision pour les abonnés de l'opérateur télécoms, sans en dévoiler le montant. Après SFR, Bouygues et Orange, Free était le dernier opérateur avec lequel le groupe de médias n'avait pas signé.

Cet accord "renforce le partenariat entre les deux sociétés en valorisant une offre de services enrichis sur tous les écrans pour les abonnés Free" avec un "renouvellement des accords de distribution des chaînes et services TV Breizh, Ushuaïa TV, Histoire, TFOU Max et MYTF1 VOD", ont annoncé les deux signataires dans un communiqué commun.

Toujours pas d'accord entre TF1 et Canal+

A l'image des accords avec les autres opérateurs, celui-ci est censé permettre aux clients de Free de "bénéficier de fonctionnalités innovantes autour des programmes du groupe TF1" dont des programmes en avant-première de leur diffusion télévisée, le lancement à la rentrée 2018 de deux nouvelles chaînes (TF1+1 et TMC+1) ou encore la diffusion en ultra-haute définition (UHD 4K) de programmes sportifs comme le Mondial de football en Russie cette année par exemple.

SFR (dont la maison-mère Altice détient également des chaînes de télévision) puis Bouygues Télécom (qui a la même maison-mère que TF1) ont été les premiers à signer les nouveaux contrats proposés par le groupe de médias, suivis début mars par l'opérateur historique Orange.

Un dernier accord reste encore à trouver pour le groupe TF1, avec son concurrent Canal+. Les négociations entre les deux groupes ont été marquées par plusieurs épisodes de tensions, avec notamment la suspension de la diffusion des chaînes de la filiale du groupe Bouygues aux abonnés de Canal+, sur décision du groupe alors présidé par Vincent Bolloré.