"Libération" vivement critiqué après la publication d'une chronique sur Starbucks

De nombreux internautes ont moqué cet article où l'auteur fait un lien entre la "bataille contre le terrorisme" et les impôts que la chaîne de cafés Starbucks ne paierait pas en France. 

Une façade de café Starbucks, à Paris, le 28 avril 2014.
Une façade de café Starbucks, à Paris, le 28 avril 2014. (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)

Libération crée une nouvelle fois la polémique. Deux semaines après la virulente pluie de critiques qui s'était abattue sur le journal au sujet de la publication d'un billet sur la peur inspirée par une femme voilée dans le métro, le journal s'attire les foudres des internautes, dimanche 27 septembre. En cause : une chronique assassine sur la chaîne de café Starbucks qui "ne paie pas d'impôts en France", qui établit un lien direct entre cette évasion fiscale et la lutte contre le terrorisme. L'auteur du texte, intitulé "Attentats : que Starbucks paie l'addition" y attaque en outre les clients de la chaîne.

Selon Thomas Clerc, "les gens qui fréquent[ent] les Starbucks [seraient] d’une intelligence inférieure à la moyenne". Des propos largement commentés sur Twitter.

Starbucks et l'Arabie Saoudite "arborent les mêmes couleurs"

L'auteur fait ensuite un parallèle entre les impôts non-payés par Starbucks et "la bataille contre le terrorisme"  que la France risquerait de "perdre" : "L’Etat français ne peut pas concurrencer Daech, parce que Daech est financé par de richissimes Saoudiens, et parce que ses ressources propres sont taries par des sociétés richissimes comme Starbucks - c’est curieux ils arborent les mêmes couleurs vertes et blanches."

Là encore, ce passage a été abondamment moqué sur Twitter.

D'autres internautes soulignent en outre une erreur commise par l'auteur, qui attribue à Jean-Paul Sartre l'expression "des garçons sans importances", qui est en fait tirée de L'Eglise, de Louis-Ferdinand Céline.