VIDEO. Ils ne sont pas "Charlie"

Pour des raisons religieuses, mais pas seulement, beaucoup ne se reconnaissent pas dans le fameux mot d'ordre "Je suis Charlie".

FRANCE 2

Ici, ils ne sont pas tous "Charlie". En France, en banlieue parisienne, les attentats et les caricatures de Mahomet sont au cœur des discussions et le débat est relancé.

Pour cette élève de terminale, par exemple, les dessinateurs de Charlie Hebdo sont allés trop loin : "Ils sont allés trop loin et après, ils s'étonnent qu'ils se fassent tuer ? C'est normal !" explique-t-elle au micro de France 2.
D'autres sont plus nuancés : "Moi, je ne me sens pas Charlie parce que je ne cautionne pas leurs caricatures."

Des propos parfois violents

À Montreuil aussi, le journal satirique a ses détracteurs. Rihad Hadji, 16 ans, estime qu'"ils sont allés trop loin". Safiya Meziani, elle, a participé au rassemblement de dimanche à Lille. Professeur d'espagnol dans une école catholique, elle a scandé des paroles en faveur de la liberté d'expression, mais ne se sent pas non plus "Charlie" pour autant.

Les auditeurs de Beur FM sont nombreux à ne pas se sentir "Charlie". Aujourd'hui, c'est calme, mais l'imam d'Alfortville fait face à des propos beaucoup plus violents.
 

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