Les publicités pour le vin passent mal

La filière viticole a profité de l'assouplissement de la loi Evin pour lancer une campagne sur les bienfaits du vin. Cela n'est pas du goût des autorités de santé.

FRANCE 3

On la retrouve dans la presse et les réseaux sociaux depuis dimanche 6 décembre. Une campagne publicitaire, déclinée en quatre visuels, a été lancée par la filière viticole suite à l'assouplissement de la loi Evin. Si l'utilisation de grains de raisin rigolards pour vanter les mérites du vin paraît inoffensive, les préconisations sur le nombre de verres de vin conseillés par jour passent mal pour les autorités de santé.

Une incitation sous forme de message de prévention

La publicité met en effet en avant des chiffres tirés d'un document officiel de la Haute Autorité de santé : deux verres pour les femmes, trois pour les hommes chaque jour. Mais ces données ne sont pas une norme à respecter, mais bien un moyen pour les médecins de repérer une consommation à risques.

Pour le Pr Reynaud, psychiatre addictologue, "on va être envahi de publicités, d'abord pour le vin, puis ensuite pour tous les alcools. Ils commencent avec une stratégie qui semble être pour la prévention, mais qui est quand même une incitation à la consommation, notamment sur les réseaux sociaux, pour les 15-30 ans".

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Les Français consomment en moyenne 86 litres de vin par an aujourd\'hui, contre 257 litres en 1961, selon le baromètre 2013 de la consommation d\'alcool en France publié le 11 avril 2013. 
Les Français consomment en moyenne 86 litres de vin par an aujourd'hui, contre 257 litres en 1961, selon le baromètre 2013 de la consommation d'alcool en France publié le 11 avril 2013.  (SAMI BELLOUMI / MAXPPP)