Cet article date de plus d'onze ans.

Le ministre allemand des Finances a assuré que l'avenir de l'euro se jouait avec la résolution de la crise irlandaise

Pour que "les conséquences économiqes et sociales pour l'Allemagne ne soient pas incalculables", l'Allemagne doit prendre ses responsabilités dans cette affaire, a-t-il dit mardi devant les députés allemands."Une faillite du pays enverrait une onde de choc", commentait mardi le quotidien Süddeutsche Zeitung.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
  (AFP/John MacDougall)
Pour que "les conséquences économiqes et sociales pour l'Allemagne ne soient pas incalculables", l'Allemagne doit prendre ses responsabilités dans cette affaire, a-t-il dit mardi devant les députés allemands.

"Une faillite du pays enverrait une onde de choc", commentait mardi le quotidien Süddeutsche Zeitung.

Une référence aux 100 milliards d'euros de dette irlandaise inscrite dans le bilan des banques allemandes.

Alors que l'Allemagne s'était faite prier au printemps dernier pour aider la Grèce, elle s'est gardée de tout commentaire sur l'Irlande et la demande d'aide financière pouvant aller jusqu'à 90 milliards d'euros.

Le quotidien économique Handelsblatt plaidait lui pour un relèvement du taux très favorable d'imposition des sociétés en Irlande, en guise de contrepartie à l'aide internationale: "Pourquoi les contribuables allemands devraient-ils subventionner indirectement la fuite d'emplois vers l'Irlande ?", s'interrogeait-il.

Le taux irlandais de l'impôt sur les bénéfices des sociétés est de 12,5%, alors que la moyenne dans la zone euro est de 25,7%. Celui de la France est de plus de 33%, celui de l'Allemagne de quelque 30%.

Dublin refuse jusqu'ici de relever le taux, à l'origine pendant longtemps de sa croissance économique.


Les banques irlandaises en déroute

Les cours des banques irlandaises s'effondraient mardi à la Bourse de Dublin pour la deuxième séance de suite. Vers 13H, Bank of Ireland chutait de 24,94% à 29,2 centimes d'euros, Allied Irish Banks (AIB) de 14,22% à 35 centimes et Irish Life&Permanent de 5,71% à 79,2 centimes.

Elles avaient déjà chuté lundi respectivement de 19%, 6% et 30%. Le principal facteur de cette dégringolade est, selon les analystes, la crainte d'une dilution massive qui va découler du sauvatge par l'UE et le FMI.

Une partie de ce plan, jusqu'à 30 milliards d'euros d'après les estimations les plus courantes, doit en effet servir à renflouer le secteur bancaire irlandais qui croule toujours sous les dettes toxiques, malgré les efforts colossaux du gouvernement pour l'assainir.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Éco / Conso

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.