Le chômage a augmenté de 0,7% en mai

Les chiffres du chômage ont donc bel et bien augmenté au mois de mai comme le redoutait le gouvernement. Et toutes les générations sont concernées par la hausse.

(Michel Sapin, ministre des Finances, avait déjà préparé les esprits à cette nouvelle hausse © maxppp)

Il y a 25.000 chômeurs de plus au mois de mai 2014 dans la catégorie de référence de Pôle emploi, celles des personnes qui n'ont aucun travail du tout. Cela représente une hausse de 0,7 %. Voilà pour la tendance générale. Mais ce qui est frappant, quand on regarde le détail, c'est que toutes les générations sont concernées par l'augmentation. Certes, cette augmentation était attendue mais aujourd'hui ce sont tous les âges qui sont concernés par cette hausse.

Le chômage des seniors, autrement dit les plus de 50 ans, continue à croître. Avec, en parallèle, la progression du nombre de demandeurs d'emploi de longue durée, ceux qui sont inscrits sur les listes depuis plus d'un an. Hausse également pour le chômage des jeunes qui devient préoccupant car l'an dernier, la courbe du chômage des moins de 25 ans s'était orienté à la baisse. Ce n'est plus le cas désormais avec une hausse d'un demi-point le mois dernier.

La croissance insuffisante pour faire reculer le chômage

Au total, fin mai, toutes générations confondues, jeunes et moins jeunes, on comptait en France près de 3 millions 400.000 demandeurs d'emploi sans aucune activité. C'est le plus haut niveau historique. Mais ce n'est pas tout. Si l'on ajoute à ce nombre les personnes qui ont une activité réduite, un petit boulot, un temps partiel... Cela fait près de 5 millions de personnes inscrites chez Pôle emploi. Sans activité économique suffisante, le chômage ne peut pas baisser. La croissance est trop faible. Il faudrait 1,5% de  croissance pour faire reculer le chômage. On est loin de ce niveau aujourd'hui. On sera au mieux à 1 % de croissance peut-être moins selon l'INSEE.

Dans ces conditions, il n'y a pas de baguette magique. Les emplois d'avenir financés par l'Etat pour les jeunes non qualifiés ne peuvent pas suffire à eux seuls pour empêcher une nouvelle hausse le mois prochain.

Manuel Valls, le Premier ministre, a déclaré : "ces chiffres sont mauvais mais il n'y a pas de fatalisme", avant de faire référence aux Pactes de responsabilité et de solidarité.