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Prix de l'énergie : "150 000 entreprises sont en danger de mort", alerte la Confédération des petites et moyennes entreprises

La CPME juge "un peu facile" l'appel d'Emmanuel Macron aux entreprises à ne pas signer les nouveaux contrats énergie qu'on leur propose au vu des prix. Lui estime que la solution passe par "un plafonnement des prix" au niveau européen.

Article rédigé par France Info
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 Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). (JACQUES DEMARTHON / AFP)

"150 000 entreprises sont en danger de mort" du fait de la hausse des prix de l'énergie, a alerté samedi 15 octobre sur France Inter Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). "C'est colossal", s'est-il alarmé. 

"L'augmentation des prix de l'énergie, c'est un tsunami qui est en train de se profiler."

Jean-Eudes du Mesnil

à franceinfo

Ces entreprises pourraient mettre la clé sous la porte "assez rapidement", selon lui. "On va tout faire pour essayer de l'éviter", mais "c'est quelque chose de systémique. On n'est pas dans du conjoncturel", souligne-t-il. Jean-Eudes du Mesnil craint que cela change "la physionomie de l'industrie en France et à l'heure où on parle beaucoup d'efforts pour essayer de réindustrialiser notre pays".  Il prévoit un retour "en arrière si on ne trouve pas les solutions".

Une facture qui passe de 400 000 à 6 millions d'euros

Le patron des petites et moyennes entreprises a donné l'exemple d'une scierie : "Ils avaient une facture d'électricité de 400 000 euros par an. Ce qu'on leur propose en 2023, c'est 6 millions d'euros", a-t-il témoigné.

>> Selon le gouvernement, plus de 300 entreprises en France risquent d'être en difficulté cet hiver

Emmanuel Macron a appelé les entreprises et les collectivités locales à ne pas signer de nouveaux contrats d'énergie au vu des tarifs proposés : "C'est un peu facile. Quand vous avez besoin d'électricité pour fonctionner, attendre, ça veut dire s'exposer à un risque de coupure. Donc, on n'a pas d'autre choix que de signer des contrats", a-t-il assuré. Selon lui, la réponse est à Bruxelles : "Il faut qu'on obtienne un plafonnement du prix de l'électricité et du gaz. Sinon, on ne s'en sortira pas", dit-il.

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