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Emmanuel Macron "exclut formellement de modifier" les droits de succession

L'Elysée contredit ainsi le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner. Ce dernier avait évoqué vendredi l'ouverture d'"une réflexion sans tabou sur la fiscalité des successions". 

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Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, le 6 septembre 2018 à Bourglinster (Luxembourg).  (ERIC LALMAND / BELGA MAG / AFP)

Le chef de l'Etat Emmanuel Macron ne modifiera pas les droits de succession au cours de son quinquennat, a indiqué l'Elysée lundi 17 septembre, après la proposition de Christophe Castaner, faite vendredi, d'"ouvrir une réflexion sans tabou sur la fiscalité des successions"

Le président "a formellement exclu toute modification des droits de succession sous sa présidence", a fait savoir l'Elysée. Le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement avait évoqué cette "réflexion sans tabou" sur la fiscalité des successions, afin de lutter contre la "progression des inégalités de naissance". Le délégué général de La République en marche (LREM) avait précisé qu'il ne s'agissait pas "d'annonces" mais d'une piste de réflexion du parti majoritaire.

L'impôt sur la succession "est complexe, il est mal accepté, il n'a pas vraiment suivi l'évolution de la société et les nouvelles formes familiales", avait souligné Christophe Castaner, lors d'une conférence de presse à Paris.

Une fiscalité à "revoir en profondeur"

Début 2017, un rapport de l'organisme public France Stratégie – alors dirigé par l'économiste proche d'Emmanuel Macron, Jean Pisani-Ferry –avait appelé à "revoir en profondeur" cette fiscalité, afin de lutter contre "l'apparition d'une société à deux vitesses".

Cet impôt comprend des barèmes progressifs selon la somme héritée, avec des tranches allant jusqu'à 60% en cas de lien de parenté éloigné. Mais de nombreux abattements ont été mis en place, qui permettent aux transmissions d'être plus faiblement taxées.

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