Le Conseil d'Etat donne son feu vert au projet de tours jumelles à la Défense

Ce projet était contesté par les groupes Axa et Allianz, car il implique la démolition de bâtiments dont ils sont copropriétaires. 

Le quartier de la Défense, à Puteaux (Hauts-de-Seine), en mars 2018. 
Le quartier de la Défense, à Puteaux (Hauts-de-Seine), en mars 2018.  (LATASTE CHARLY / HEMIS.FR / AFP)

Les Sages ont donné leur feu vert pour le projet. Le Conseil d'Etat a validé la construction de deux tours jumelles de 320 m à la Défense, a annoncé le promoteur immobilier du projet, vendredi 27 juillet. L'institution a rejeté jeudi les recours des groupes Axa et Allianz, qui s'opposaient au projet car il implique la destruction de bâtiments dont ils sont copropriétaires. 

Le permis de construire de ces tours a été délivré par le maire de Courbevoie (Hauts-de-Seine). Ces tours jumelles, nommées Hermitage, ont été dessinées par l'architecte Norman Foster. Elles doivent culminer à 320 m  soit quatre mètres de moins que la tour Eiffel — sur les bord de Seine. Le coût de ce premier complexe français associant résidences de luxe, bureaux, hôtels et commerces est estimé à 2,8 milliards d'euros.

"La décision du Conseil d'Etat est une étape très importante, qui confirme notre planning de livraison des Tours pour les Jeux Olympiques d'été de 2024 à Paris", a réagi le promoteur russe du projet, Emin Iskenderov. 

Des locataires encore opposés au projet

Lancée en 2007, l'opération s'est enlisée dans des dizaines de procédures devant plusieurs juridictions civiles et administratives. Les premiers travaux de démolition n'ont toujours pas débuté. 

En avril 2017, le projet des Tours Hermitage a reçu l'approbation d'une partie du voisinage qui bloquait jusqu'alors le chantier. "La date de début des travaux devrait être définie à la rentrée, mais toujours avec l'objectif de livraison début 2024", a insisté Emin Iskenderov. 

Un certain nombre de locataires des immeubles voués à la destruction, en cas d'aboutissement du projet, résistent toujours et refusent de quitter leurs appartements. C'est le cas notamment de plusieurs habitants de la résidence Les Damiers. Il y a un an, 19 locataires refusaient toujours de quitter leurs logements sur les quelque 250 que compte le bâtiment.