Plafonnement de la hausse des loyers à 3,5% : "C'est une déception et une incompréhension", selon l'association de consommateur CLCV

Jean-Yves Mano, président de l'association, réclame un gel des loyers dès le 1er juillet prochain. 

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des immeubles dans la banlieue de Paris, photo d'illustration.  (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Le projet du gouvernement de plafonner la hausse des loyers à 3,5% pendant un an est "une déception et une incompréhension", indique dimanche 26 juin sur franceinfo Jean-Yves Mano, président de l'association CLCV (Consommation logement cadre de vie). L'association de consommateur demandait un "gel des loyers" dès le 1er juillet afin de faire face pour les ménages à l'inflation. Une solution qui aurait permise au gouvernement de "geler l'APL (aides personnalisées au logement) et d'économiser ainsi un milliard d'euros", selon Jean-Yves Mano.

Pour le président de CLCV, ce plafonnement de la hausse des loyers pendant un an plutôt que le gel des loyers montre que "le lobby des propriétaires est plus fort que celui des locataires". "C'est un compromis déséquilibré au profit des propriétaires puisque les revenus des propriétaires vont ainsi augmenter au détriment de ceux des locataires", ajoute-t-il. "Les locataires sont noyés sous les hausses des prix" alors que ces 3,5% de hausses des loyers "feraient gagner entre 18 à 25 euros par mois aux propriétaires", déplore l'association.

Rechercher le consensus

Jean-Yves Mano voit dans cette proposition "une mesure qui va à l'encontre d'une recherche de consensus" à l'heure où Emmanuel Macron "doit chercher des signes positifs vis-à-vis de l'opposition pour arriver à faire passer la loi de soutien au pouvoir d'achat". Le président de l'association de consommateurs demande aux députés de l'Assemblée nationale "d'essayer de revenir sur le gel des loyers qui sera extrêmement utile aux locataires". Parallèlement, le gouvernement envisage de revaloriser les APL, de 3,5% également, afin d'accompagner les locataires qui en ont le plus besoin. "L'APL ne couvre jamais les loyers, le reste à charge pour les locataires sera supérieur à l'évolution de l'aide", pointe Jean-Yves Mano.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Encadrement des loyers

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.