Grève du 6 janvier : plusieurs universités parisiennes bloquées pour réclamer un report des examens

Dans certaines de ces facs, les partiels devaient commencer aujourd'hui, mais des étudiants s'opposent à leur tenue alors que la grève se poursuit.

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Des étudiants bloquent l'entrée de l'université de la Sorbonne à Paris pour protester contre le maintien des partiels malgré les difficultés liées à la grève le 6 janvier 2020. (MARIE MAGNIN / HANS LUCAS / AFP)

Des universités au ralenti ou à l'arrêt. Plusieurs blocages ont eu lieu dans des facultés parisiennes, lundi 6 janvier, dans la matinée. Des étudiants ont installé des barricades devant les sites Sorbonne, Michelet, Clignancourt et Malesherbes, de l'université Paris 4, pour revendiquer le report des examens et les difficultés d'accès aux campus liés à la grève contre la réforme des retraites.

"Nous soutiendrons toujours la grève", assure un étudiant qui aimerait que les partiels soient "reportés de plusieurs semaines" ou remplacés par "des devoirs maison", au micro du journaliste Taha Bouhafs, du site Là-bas si j'y suis.

De telles perturbations ont également été signalées à l'université Paris 10, à Nanterre (Hauts-de-Seine). De nombreux étudiants appellent au boycott des partiels. Un rassemblement devait se tenir à la mi-journée devant La Sorbonne, avant une assemblée générale de toutes les universités à 16 heures. 

A Bordeaux un campus fermé pour "dégradations"

Des facultés avaient pris les devants. L'université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), qui avait déjà annulé ou reporté certains partiels en décembre, a d'ores et déjà annoncé sur son site internet un report des examens qui étaient prévus à partir de lundi. Ces derniers seront étalés sur trois semaines, entre le 13 janvier et le 1er février. C'est également le cas à Paris 13, qui a annoncé vendredi le report de tous les examens entre le 6 et le 10 janvier.

A Bordeaux, le campus de la Victoire reste fermé lundi en raison de dégradations commises pendant l'occupation des étudiants en décembre. "Des dégradations importantes et multiples dont certaines touchent les équipements indispensables pour garantir la sécurité et donc le fonctionnement de ce site" ont été constatées, a indiqué dans un tweet et sur sa page Facebook la présidence.

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