Air France : les arguments de ceux qui travaillent

Les syndicats d'Air France ont rejeté les propositions d'augmentation salariale du PDG, qui a donc décidé de les soumettre directement au vote des salariés. Tous ne soutiennent pas le mouvement de grève.

France 2

Des salariés embarrassés. À Air France, la grève divise. Rares sont ceux qui osent en parler. Sous couvert d'anonymat, l'un d'entre eux accepte de nous répondre. Cadre au siège, il estime que cette grève est le fait d'une minorité, les pilotes qui réclament 10% d'augmentation et mettent en danger la compagnie. "Si ça se traduit par des licenciements dans un ou deux ans parce que l'entreprise ne peut pas aller plus loin, non, ce n'est pas raisonnable", estime-t-il.

Des revendications illusoires ?

Cet autre salarié, lui aussi contre la grève, aimerait appeler ses collègues à la raison. Et même pour certains syndicats, les revendications des grévistes sont illusoires. Pour sortir de l'impasse, la direction d'Air France a décidé de soumettre l'accord rejeté par les syndicats au vote des salariés. Ils sont appelés à se prononcer à partir de jeudi 26 avril.

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Le PDG d\'Air France, Jean-Marc Janaillac, lors d\'une conférence de presse le 20 avril 2018.
Le PDG d'Air France, Jean-Marc Janaillac, lors d'une conférence de presse le 20 avril 2018. (ERIC PIERMONT / AFP)