Grève des intermittents : les raisons de la colère

Après avoir occupé le théâtre de l'Odéon, les intermittents ont investi La Comédie-Française mardi 26 avril. La raison : la réforme de leur assurance chômage voulue par le patronat.

France 3

Hier soir, il n'y avait pas de représentation à La Comédie-Française. Comédiens et techniciens ont investi l'institution. Après le théâtre de l'Odéon occupé depuis dimanche, le mouvement s'installe. Les intermittents ne veulent pas de la réforme de leur assurance chômage. Parce qu'ils ne touchent pas toujours de cachets, notamment pendant la préparation des spectacles, artistes et techniciens bénéficient d'un régime spécial d'indemnisation chômage. "Et on ne gagne pas du tout le temps réel de travail que l'on fait", explique une comédienne.

Un régime déficitaire

Rémi Chagnaud est ingénieur du son. Il parvient à accumuler une trentaine de CDD, mais reste très précaire. Le problème, c'est que ce régime est largement déficitaire : environ un milliard d'euros chaque année. Le patronat demande 185 millions d'économies par an, mais pas question pour le gouvernement de payer la facture. Des négociations doivent avoir lieu avec les partenaires sociaux.

Le JT
Les autres sujets du JT
Une banderole des intermittents du spectacle sur la façade de la Comédie française, à Paris, mardi 26 avril.
Une banderole des intermittents du spectacle sur la façade de la Comédie française, à Paris, mardi 26 avril. (BENJAMIN FILARSKI / HANS LUCAS)