Les intermittents étendent leur mouvement et investissent six théâtres

Outre le théatre de l'Odéon à Paris, les intermittents occupent les théâtres de Strasbourg, Bordeaux, Lille, Montpellier et Caen.

Une banderole des intermittents du spectacle sur la façade de la Comédie française, à Paris, mardi 26 avril.
Une banderole des intermittents du spectacle sur la façade de la Comédie française, à Paris, mardi 26 avril. (BENJAMIN FILARSKI / HANS LUCAS)

Ils étaient déjà présents au théâtre de l'Odéon à Paris, ils investissent désormais d'autres lieux. Les intermittents du spectacle étendent, mercredi 27 avril, leur mouvement à la province. Ils ont investi les théâtres de Strasbourg, Bordeaux, Lille, Montpellier et Caen, alors que les négociations reprennent mercredi sur leur régime d'assurance chômage.

Mardi soir, une cinquantaine d'intermittents et de participants au mouvement Nuit debout ont investi la Comédie française, entraînant l'annulation de Lucrèce Borgia. Un peu plus tôt, c'est la représentation de Phèdre(s), avec Isabelle Huppert, qui avait été annulée au théâtre de l'Odéon, occupé depuis dimanche.

Des occupations sans annulation de spectacle

A Strasbourg, les intermittents se sont réunis en assemblée générale mardi soir dans une salle du Théâtre national et ont voté une occupation symbolique, sans impact sur les deux représentations qui avaient lieu le soir même. Même situation à Bordeaux, où le théâtre national Bordeaux-Aquitaine (TnBA) était occupé mercredi, mais sans blocage.

En Normandie, la Comédie de Caen avait mis à disposition des intermittents depuis une semaine un petit théâtre de 250 places, le Théâtre des cordes, où il n'y a pas de spectacle à l'affiche. A Lille, le théâtre du Nord était occupé mercredi et un message des intermittents était lu avant chaque représentation. A Montpellier, le Centre dramatique national était également occupé mercredi.