Grève des urgences : les soignants rejettent le plan d'Agnès Buzyn

Agnès Buzyn espérait que son plan de refondation des urgences allait permettre de sortir d'une crise entamée en mars 2019. Les 750 millions d'euros et 12 mesures sont insuffisants pour satisfaire les grévistes.

FRANCE 3

À Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), les urgentistes ont voulu montrer mardi 10 septembre les souffrances vécues à l'hôpital par une mise en scène macabre. En votant à l'unanimité la poursuite du mouvement, le collectif Inter-Urgences rejette le plan à long terme présenté par la ministre de la Santé Agnès Buzyn lundi 9 septembre.

250 services d'urgences en grève

Comment peut évoluer le mouvement de contestation? Les urgentistes misent sur une contagion à tout l'hôpital. Une intersyndicale de médecins pourrait rejoindre le mouvement. 250 services d'urgences sont en grève, d'après les chiffres du collectif Inter-Urgences. En attendant des rassemblements locaux prévus pour le 26 septembre, chaque service soigne sa mise en scène. À Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), on veut signifier l'asphyxie des urgences tandis qu'au Territoire de Belfort, on court autour d'un rond-point pour signifier que tout le monde tourne en rond.

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La ministre de la Santé Agnès Buzyn, au ministère de la Santé, à Paris, le 9 septembre 2019.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn, au ministère de la Santé, à Paris, le 9 septembre 2019. (ERIC FEFERBERG / AFP)