Urgences : la ministre de la Santé reconnaît qu'il y a "une crise qui persiste" alors que 213 services sont en grève

Les 70 millions d'euros d'aide promis n'ont pas suffi à calmer la colère des grévistes.

Couloir des urgences du Centre Hospitalier de Valence, le 4 juillet 2019, dont le personnel soignant est en grève depuis le 27 mars 2019.
Couloir des urgences du Centre Hospitalier de Valence, le 4 juillet 2019, dont le personnel soignant est en grève depuis le 27 mars 2019. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS)

Le mouvement dure depuis mi-mars. La grève des urgentistes touche aujourd'hui 213 services en France, selon les informations du Parisien. Une situation admise par la ministre de la Santé, jeudi 1er août, lors d'un déplacement à Verneuil-sur-Seine (Yvelines). "Il y a toujours une crise qui persiste", a-t-elle reconnu.

Un communiqué du collectif Inter-Urgences pointait, mercredi 31 juillet, la "nécessité absolue de stopper les fermetures de lits". Depuis les premières grèves en effet, en mars à Paris, les revendications du mouvement n'ont pas changé : la création de 10 000 emplois supplémentaires, l'augmentation des salaires de 300 euros et l'arrêt des fermetures de lits.

Pour apaiser la colère du personnel hospitalier, Agnès Buzyn a promis 70 millions d'euros d'aide, dont notamment 55 millions dédiés au versement d'une prime de risque mensuelle de 100 euros. Mais la colère est toujours là. "Cet argent-là, en avez-vous vu la couleur ?", s'est indigné le collectif Inter-Urgences au micro de franceinfo mercredi. "Beaucoup de services n'ont pas vu cet argent. Nous avons interrogé l'ARS à ce niveau, mais pour l'instant c'est silence radio."