Plusieurs dizaines de milliers de manifestants "contre l'austérité" dans les grandes villes françaises

Quatre syndicats – CGT, FO, FSU, Solidaires – avaient appelé à la mobilisation "pour les salaires, les services publics, l'emploi, la protection sociale".

Des manifestants défilent à Paris contre l\'austérité, le 9 avril 2015.
Des manifestants défilent à Paris contre l'austérité, le 9 avril 2015. (PATRICE PIERROT / CITIZENSIDE / AFP)

Le long cortège s'est déployé dans une marée de drapeaux rouges de la CGT. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Paris, jeudi 9 avril, à l'occasion d'une manifestation "anti-austérité" dont les syndicats entendent faire une démonstration de force. D'autres rassemblements étaient organisés dans les grandes villes françaises, à l'appel de quatre syndicats : CGT, FO, FSU, Solidaires.

"Contre l'austérité, pour les salaires"

Ces défilés visent à lutter "contre l'austérité et pour des politiques alternatives à celle du gouvernement et du Medef", a expliqué à l'AFP le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, meneur du cortège parisien : "Revalorisation des salaires, réduction du temps de travail, tout ce qui fait en sorte qu'on puisse développer l'emploi." La centrale avait affrété plus de 250 autocars pour acheminer ses militants, entendant afficher une image de force et d'unité, après la crise sans précédent qui a abouti à la démission de son ex-numéro un, Thierry Lepaon.

En tête du défilé, une large banderole résumait les revendications : "Contre l'austérité, pour les salaires, les services publics, l'emploi, la protection sociale."
Parmi les slogans scandés par les manifestants, on pouvait entendre "Hollande, Valls, Macron, au service des patrons, travailleurs, il faut qu'on l'ouvre !" Ou encore : "Aucun soutien à ce gouvernement au service des patrons." "Le slogan qu'on a pris, c'est 'maintenant ça suffit !' détaille Jean-Claude Mailly, de Force ouvrière. Monsieur Gattaz [le patron du Medef] a plus l'oreille du gouvernement que les organisations syndicales."

Quatre-vingt défilés dans les grandes villes

Par ailleurs, dans la matinée, plusieurs milliers de manifestants s'étaient rassemblés dans les grandes villes françaises, où plus de 80 défilés étaient programmés. Parmi les cortèges les plus fournis, Marseille (7 000 manifestants selon la police), Bordeaux (10 000 selon la CGT, 4 700 selon la police), Lyon (7 000, selon les organisateurs, 4 200 selon la police), Toulouse (8 000 selon les organisateurs, 4 000 selon la police), Nantes (3 000 selon la police), Rouen (5 000 selon les organisateurs, 2 800 selon la police) ou Rennes (2 200 selon la préfecture).