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En Islande, le Parti pirate ne fait pas la poussée attendue aux législatives

La formation se place en troisième position. Associée à trois partis de centre-gauche, elle ne parvient toutefois pas à obtenir la majorité absolue pour former une coalition de gouvernement. 

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Les partisans du parti Pirate islandais, dont sa chef de file Birgitta Jonsdottir (première à droite), célèbre son score aux élections législatives anticipées de l'île, le 29 octobre 2016. (ASGEIR ASGEIRSSON / REUTERS)

Déception pour les pirates islandais. Selon des résultats partiels, le jeune parti a certes réalisé une percée historique lors des législatives anticipées, samedi 29 octobre, mais ce n'est pas le raz-de-marée prédit par les sondages. Avec 14% des suffrages, le Parti pirate passerait de trois à neuf députés sur un total de 63, devenant ainsi la troisième formation politique de cette île de l'Atlantique Nord ancrée à droite depuis son indépendance en 1944, selon un comptage partiel réalisé en milieu de nuit.

Le scrutin, convoqué après la démission du Premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson (Parti du progrès, centre-droit), seul chef de gouvernement impliqué dans le scandale des Panama Papers, semble davantage sanctionner la droite sortante sans assurer de majorité à l'opposition. Le parti perdrait ainsi 12 députés pour n'en conserver que sept ou huit. De son côté, le Parti de l'indépendance (conservateur) gagne deux députés par rapport à 2013 et se place en tête avec 21 sièges.

Des applaudissements pour les Pirates

Les pirates et les trois partis de centre-gauche avec lesquels ils ont scellé un accord pré-électoral de gouvernement devraient obtenir 28 sièges. Ce n'est pas suffisant pour obtenir la majorité absolue (32 sièges) à l'Althingi, le Parlement monocaméral islandais. Le mouvement Gauche-Verts recueillerait en effet 10 ou 11 mandats, les sociaux-démocrates quatre et Avenir radieux (centre) entre quatre et cinq sièges.

Le score historique des pirates, qui triplent leur nombre de députés, a été accueilli par les applaudissements des militants réunis dans une brasserie, envahie par les touristes et la presse étrangère. "Nous sommes très satisfaits", a réagi la chef de file des pirates, Birgitta Jonsdottir, comparant ses supporters à des "Robin des Bois" parce que "nous voulons prendre le pouvoir aux puissants pour le donner au peuple".

Improbable casting de hackers, militants écolos ou libertaires, le parti a été victime de sa popularité chez les jeunes, moins enclins à aller voter. Créée en 2012, cette formation, dont l'emblème est un pavillon marin floqué d'une morue salée et le quartier général un bateau ancré dans le port de Reykjavik, annonce vouloir revigorer la démocratie, redistribuer le revenu des ressources naturelles, refinancer la santé et lutter contre la corruption.

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