Ex-Whirlpool d'Amiens : la meilleure offre de reprise ne prévoit le maintien que de 40 emplois sur 160

La fin de l'examen des dossiers de reprise est prévue le 23 juillet et le passage devant le tribunal de commerce, trois jours plus tard, le 26 juillet, le jour de départ en vacances des salariés. 

Les salariés avaient manifesté dès 2017 devant l\'usine Whirpool d\'Amiens pour protester contre la délocalisation du site.
Les salariés avaient manifesté dès 2017 devant l'usine Whirpool d'Amiens pour protester contre la délocalisation du site. (NICOLAS KOVARIK / MAXPPP)

Seul un quart des salariés de WN, les ex-Whirpool, conserveront un poste à l'issue du processus de reprise, rapporte mardi 16 juillet France Bleu Picardie. Les syndicats de l'usine placée en redressement judiciaire l'ont appris la veille, lors d'une réunion en préfecture de la Somme. La meilleure offre de reprise ne prévoit en effet la sauvegarde que de 40 emplois sur 160.

Les salariés en sauront plus le 26 juillet, jour de leur départ en vacances

Rien n'est encore signé et réglé, précise France Bleu, et le chiffre de 65 personnes reprises a également été évoqué. Mais il ne s'agit, selon les syndicats, que d'embauches potentielles au-delà de 2020, et sur lesquelles les salariés actuels ne seraient pas forcément prioritaires.

La fin de l'examen des dossiers de reprise est prévue le 23 juillet et le passage devant le tribunal de commerce, trois jours plus tard, le 26 juillet, le jour de départ en vacances des salariés. En attendant, le redressement judiciaire continue : une douzaine de scooters équipés de casiers réfrigérés fabriqués par WN vont d'ailleurs être vendus aux enchères mardi après-midi à Amiens.

L'entreprise WN a été placée en redressement judiciaire le 3 juin dernier, à peine plus d'un an après la reprise de l'ex-usine Whirlpool en mai 2018 par l'industriel picard, Nicolas Decayeux. Il avait alors repris 162 des 282 ex-salariés de Whirlpool, pour fabriquer des casiers réfrigérés connectés et des chargeurs de batteries pour vélos et voitures. L'entreprise se trouve aujourd'hui dans une impasse de trésorerie, faute de débouchés commerciaux concrets.