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SNCM : le conseil de surveillance ne reconduit pas le directoire, ni son président

Le principal actionnaire, Transdev, souhaitait le départ de Marc Dufour.

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France Télévisions
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Le "Paglia Orba", un navire de la SNCM, le 27 mars 2014 à Marseille (Bouches-du-Rhône). (BORIS HORVAT / AFP)

Une page se tourne à la SNCM. Le conseil de surveillance de la compagnie maritime, réuni lundi 12 mai à Marseille (Bouches-du-Rhône), n'a pas reconduit le directoire présidé par Marc Dufour. Le principal actionnaire, Transdev, souhaitait son départ, et l'Etat, représenté par trois personnes, s'est abstenu.

Dans un communiqué, le secrétariat d'Etat aux Transports précise que cette abstention n'est "ni un vote de défiance ni d'indifférence à l'égard du directoire sortant", mais il souligne qu'"il était important de mettre un terme à la quasi paralysie qui menaçait la société". Le groupe est dans une situation économique très délicate depuis plusieurs mois.

Un nouveau directoire nommé le 28 mai

"Nous souhaitons permettre à la SNCM de se construire un avenir, qui ne soit ni la liquidation, ni la fuite en avant", a indiqué de son côté dans un communiqué le PDG de Transdev, Jean-Marc Janaillac. "Nous allons donc désormais pouvoir travailler sereinement dans l'intérêt de la compagnie, de ses salariés et de ses clients", assure-t-il.

Selon le secrétariat d'Etat chargé des Transports, un nouveau conseil de surveillance se tiendra le 28 mai afin de nommer un nouveau directoire. Les syndicats craignent que le départ de Marc Dufour, qui soutenait le plan de relance, ne soit suivi de la mise en faillite du groupe.

Les élus marseillais inquiets

"Transdev propriétaire de la SNCM et filiale de la Caisse des Dépôts dont l'Etat est l'actionnaire de référence, a fait le choix incompréhensible de se séparer d'une équipe de direction qui se battait pour son entreprise", a réagi Samia Ghali, sénatrice PS des Bouches-du-Rhône. "La SNCM et ses 2.600 salariés mais aussi les collectivités qu'elle dessert, ne méritent pas d'être traités avec un tel cynisme. Cette décision précipite un dépôt de bilan que le gouvernement avait annoncé vouloir éviter", a-t-elle ajouté. 

"Cet acte signe la disparition de la SNCM et avec elle, la suppression de 4.000 emplois directs et indirects à Marseille", dit l'adjoint au maire délégué aux Finances UMP Roland Blum (UMP). "Une fois de plus, le gouvernement a capitulé sous la pression de l'actionnaire majoritaire Transdev. Une fois de plus, il a montré son incapacité à gérer le dossier de la SNCM dont il a volontairement différé la résolution, pour des raisons bassement électoralistes", poursuit l'élu.

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