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L'Etat va apporter 30 millions d'euros à la SNCM, les salariés maintiennent leur grève

Les syndicats de l'entreprise se disent profondément déçus par la promesse de Jean-Marc Ayrault.

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France Télévisions
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Les 30 millions d'euros débloqués doivent "permettre de couvrir les besoins de trésorerie estimés nécessaires par l'entreprise pour l'année 2014", a expliqué le Premier ministre, le 31 décembre 2013. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

L'Etat vient au nouveau au chevet de la SNCM. Jean-Marc Ayrault a promis, mardi 31 décembre, 30 millions d'euros d'apport supplémentaire à la compagnie maritime, en grande difficulté financière. Une mesure prise afin "de permettre de couvrir les besoins de trésorerie estimés nécessaires par l'entreprise pour l'année 2014", indique un courrier du Premier ministre adressé au député PS Patrick Mennucci, candidat à la mairie de Marseille.

Les syndicats de l'entreprise, qui avaient déposé un préavis de grève reconductible pour mercredi, n'ont pas accueilli favorablement cette annonce de Matignon. En début de soirée, ils ont annoncé le maintien de leur mouvement.

Dans le courrier, que Patrick Mennucci diffuse sur son blog, Jean-Marc Ayrault souligne que ces 30 millions d'euros doivent permettre "de mettre en place les premières mesures de retour à l'équilibre prévues dans le plan d'affaires" de la compagnie maritime. 

Le contentieux avec Bruxelles au cœur du problème

Il assure que le gouvernement "est déterminé à mettre en œuvre une solution de continuité de l'entreprise, crédible et pragmatique, et à lui donner les chances de se redresser dans les mois qui viennent et de faire face aux contentieux communautaires". La Commission européenne reproche en effet à l'Etat français de ne pas avoir récupéré auprès de la SNCM les aides accordées (220 millions d'euros) puis considérées comme incompatibles avec les règles de l'Union. 

Pour le Premier ministre, le sauvetage de la SNCM passe, outre le déblocage de 30 millions d'euros, par "la mise en place dans des délais désormais rapides des mesures de redressement prévues par le plan et le pacte social". Il doit également comprendre "l'engagement d'un travail sur le renouvellement progressif de l'appareil productif", ainsi que le renforcement des démarches "vis-à-vis des institutions communautaires pour remporter les contentieux en cours et assurer ainsi un avenir stable à la société".

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