Carlos Ghosn arrêté : Renault dans la tourmente

Carlos Ghosn a été arrêté lundi 19 novembre par les autorités japonaises, notamment pour fraude fiscale. Il avait fait du groupe Renault-Nissan le premier constructeur mondial. Le gouvernement français, actionnaire de Renault, veut croire que l'alliance entre constructeurs peut survivre à Carlos Ghosn.

Avec un patron, Carlos Ghosn, en pleine tourmente, l'action du groupe Renault dévisse : -8%. Le premier groupe automobile au monde est-il en danger ? Pour cause, Carlos Ghosn est le ciment de cette alliance inédite et gagnante. C'est lui qui en est l'architecte et qui l'a dirigée dès 1999. En quelques années, il fait prospérer Nissan. Aujourd'hui, Renault affiche aussi des bénéfices historiques. Selon l'économiste Flavien Neuvy, la fin de l'alliance serait une très mauvaise nouvelle pour le constructeur français.

Les syndicats inquiets pour les salariés français

Connu dans le monde entier, star au Japon, Carlos Ghosn est aussi depuis plus de vingt ans le patron emblématique du fleuron français Renault. Il y a quelques semaines encore, il visitait une usine en compagnie d'Emmanuel Macron. L'État français détient encore 15% du capital. Lundi 19 novembre au soir, les syndicats demandent à la direction de préserver les intérêts de Renault en France. Autre difficulté : si Carlos Ghosn démissionne, il faut rapidement trouver un successeur pour reprendre l'alliance Renault-Nissan. Les conseils d'administration des groupes doivent se réunir dans la semaine.

Le JT
Les autres sujets du JT
Le PDG de Renault-Nissan-Mitsubishi Carlos Ghosn lors d\'une interview à Yokohama (Japon), le 13 mai 2016. 
Le PDG de Renault-Nissan-Mitsubishi Carlos Ghosn lors d'une interview à Yokohama (Japon), le 13 mai 2016.  (MIHO IKEYA / YOMIURI / AFP)