Les primes astronomiques des dirigeants des grandes entreprises

Le bonus accordé au patron de Sanofi est chose courante au sein des multinationales. France 2 revient sur une pratique qui compte de nombreux détracteurs, mais aussi quelques soutiens.

France 2

Si le bonus accordé par Sanofi à son nouveau patron Oliver Brandicourt fait polémique ce lundi 23 février, ce n'est pas vraiment une nouveauté dans cette entreprise. En 2008, déjà, Christopher Viehbacher avait reçu 2,2 millions d'euros à son arrivée.
En 2009, la banque Dexia, tout juste sauvée de la faillite par l’État, avait versé 500 000 euros de prime d'arrivée à Philippe Rucheton. Aux États-Unis, on tombe même dans la démesure. Angela Ahrendts, nommée responsable des boutiques chez Apple, a reçu 49 millions d'euros sous forme d'actions.

Aucune régulation prévue

Ces sommes vertigineuses sont censées compenser les bonus auxquels renoncent les dirigeants en changeant d'employeur. "On peut appeler ça prime d'arrivée. Moi, j'appellerais ça plutôt prime de compensation. C'est lié au départ d'un professionnel d'un environnement. Il faut compenser des pertes qu'il a en démissionnant", explique à France 2 Jérôme Hacquard, chasseur de têtes. "Cela n'a rien d'indécent", estime-t-il. 
François Asselin, président de la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME), n'est pas d'accord. Selon lui, il est impératif de se demander "quelles sont les rémunérations acceptables ou pas à l'égard de l'éthique".
À l'heure actuelle, il n'existe aucune régulation des primes d'arrivée. Et rien n'est prévu dans ce sens.

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