Le burn-out, une nouvelle maladie ?

Le burn-out, que l'on pourrait traduire en français par épuisement au travail sera-t-il bientôt considéré comme une maladie professionnelle ? Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale veut agir en ce sens.

France 3

En France, deux salariés sur 10 se disent proches du burn-out, c'est à dire de l'épuisement professionnel.  Thomas Fantini a été l'un d'entre eux. Restaurateur, il possède six affaires entre Toulouse et Paris. Hyperactif, il a un agenda surchargé : plusieurs rendez-vous par jour avec ses fournisseurs, des journées jamais assez longues jusqu'à un matin d'avril 2013 où le restaurateur fait un burn-out qui l'a pris par surprise. "On ne maîtrise plus rien et on ne comprend pas pourquoi", explique le restaurateur. Il mettra deux mois à s'en sortir, aidé par ses proches et ses salariés.

Aujourd'hui, le restaurateur a identifié les signes alarmants : "Je connais le symptôme", affirme Thomas Fantini avant de poursuivre "Les moments où je suis à la limite, je prends un peu de recul, je me prends une journée où je vois ma fille ou des copains. Donc j'arrive à ne pas passer le cap".

Des profils bien précis

À Toulouse, le professeur Jean Thévenot, président du Conseil de l'Ordre des médecins de la Haute-Garonne s'investit pour lutter contre le problème. Le médecin connait bien les signes avant-coureurs : "Aujourd'hui, nous avons dans toutes les entreprises des hyperactifs qui arrivent le matin à sept heures et qui repartent le soir à 22 heures. Ça, c'est le candidat type au burn-out qui à un moment va craquer parce qu'il fait passer sa vie professionnelle  avant sa vie personnelle. Il y a une culture d'entreprise à avoir pour éviter l'épuisement professionnel", commente le médecin.

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Une trentaine de députés demandent la reconnaissance du burn out comme maladie professionnelle, dans une tribune publiée dans le "Journal du dimanche", le 7 décembre 2014. (B. BOISSONNET / BSIP / AFP)