General Electric : la direction veut transférer temporairement une partie des activités du site de Belfort vers les États-Unis et l'Arabie saoudite

Dans un courrier adressé jeudi aux salariés, la direction a confirmé ses intentions, malgré des discussions entamées avec les syndicats pour trouver des alternatives.

General Electric à Belfort, septembre 2019.
General Electric à Belfort, septembre 2019. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

C'est un projet qui ne va pas dans le sens d'une relocalisation industrielle, dont il est beaucoup question sur le plan politique. La direction de General Electric (GE) souhaite en effet transférer temporairement vers l'étranger une partie des activités de son site de turbines à gaz de Belfort, dont la production n'a repris qu'à 75% depuis le déconfinement.

Malgré des discussions entamées avec les syndicats pour trouver des alternatives, elle a confirmé ses intentions dans un courrier adressé jeudi 4 juin aux salariés de Belfort. Dans ce courrier, elle évoque la fin des négociations avec les syndicats et donc le transfert "ponctuel" de 40 000 heures de travail, l'équivalent d'environ un mois de production, vers d'autres sites aux États-Unis et en Arabie saoudite. Le motif : le retard pris pendant le confinement et l'obligation de fournir à temps certains clients en pièces de turbines. 

Une nouvelle réunion de discussions lundi

Les syndicats SUD et CFE-CGC, majoritaires à eux deux, avaient pourtant proposé un projet alternatif avec l'appui de Bercy qui suit le dossier de près : le report de 10 jours de congés ou de RTT en 2021, l'extension du travail le samedi, un recours à l'intérim ou à la sous-traitance pour éviter cette délocalisation. Des propositions toutefois rejetées par la CGT, le troisième syndicat. Or, la direction de General Electric exigeait un accord unanime. Selon nos informations, une nouvelle réunion de discussions avec SUD et la CFE-CGC reste pourtant officiellement programmée lundi à Belfort.